​Les installations de Mine Raglan ne sont ni connectées au réseau hydroélectrique, ni à celui de gaz naturel. Ce faisant, nous devons produire notre propre électricité à partir de diésel. Afin de diminuer notre dépendance aux combustibles fossiles et nos émissions de gaz à effet de serre (GES), depuis quelques années, nous explorons diverses options visant à introduire graduellement l'énergie verte dans notre portefeuille de production d'énergie et analysons attentivement le potentiel de l'énergie éolienne. Les données recueillies sur la vitesse du vent à trois stations de surveillance nous ont fourni des données critiques sur le potentiel de l'énergie éolienne au site de Mine Raglan.

Dans le cadre de cette analyse, nous avons mené des consultations dans les collectivités de Salluit et de Kangiqsujuaq en vue de partager les résultats de nos recherches et d'inviter les gens à communiquer leurs préoccupations ou leurs points de vue sur le concept de l'énergie éolienne. Les gens ont posé des questions au sujet des impacts possibles sur l'environnement et la faune. Nous avons répondu à ces préoccupations et avons modifié en conséquence le concept initial du parc éolien afin de réduire son impact dans la région.

C'est ainsi qu'en août 2014, une éolienne a été construite au site minier Raglan. Il s'agit là de la première étape de notre projet pilote; la deuxième étant d'intégrer un système de stockage d'énergie au réseau énergétique, permettant, par le fait même, une pénétration maximale de l'énergie éolienne. Cette seconde étape a été réalisée au cours de l'année 2015.

Nous prévoyons que notre investissement dans la recherche et le développement contribuera à la base de connaissances générales sur les technologies liées à l'énergie éolienne dans le milieu arctique et à de futures solutions énergétiques pour les collectivités vivant à proximité de nos installations.